LES HOMMES DU FEU

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Synopsis

Philippe, 45 ans, dirige une caserne dans le Sud de la Franc

e. L’été est chaud. Les feux partent de partout, criminels ou pas. Arrive Bénédicte, adjudant-chef, même grade que Xavier, un quadra aguerri : tension sur le terrain, tensions aussi au sein de la brigade… Plongée dans la vie de ces grands héros : courageux face au feu, mais aussi en 1ère ligne de notre quotidien.

Critique lors de la sortie en salle le 05/07

Beaucoup d’enfants ont, un jour, rêvé de devenir pompier. Pour combattre le feu, sauver les gens, conduire un gros camion. Puis ils sont devenus adultes et ont appris à avoir peur de la mort et des malheurs qui rôdent autour de ce métier qui n’en est pas tout à fait un — la plupart des pompiers sont volontaires et ont une autre activité. Pierre Jolivet, lui, est devenu cinéaste, à tendance sociale, mais il concrétise aujourd’hui ce rêve de gosse dans une fiction ultra réaliste, en immersion dans une caserne de l’Aude. A la façon dont Bertrand Tavernier avait, dans L.627, collé aux basques de la bridage des stups de Paris.
La caméra à l’épaule s’impose donc comme une évidence dans ce film en forme de chronique, qui délaisse volontairement suspense et rebondissements. Les interventions se succèdent et suffisent à faire monter la tension : désincarcérer un accidenté de la route, décrocher une pendue en robe de mariée, sauver une victime de la violence conjugale, éteindre un incendie criminel, accoucher une femme dans le camion sur la route de l’hôpital… Pas question pour Jolivet de faire de ces héros des surhommes. Leurs vies de couple et de famille se disloquent, lentement mais sûrement. Le capitaine Philippe (Roschdy Zem, toujours impeccable) est divorcé. Le lieutenant Bénédicte (Emilie Dequenne, parfaite elle aussi), en passe de l’être. Seule femme dans un monde d’hommes volontiers machistes, elle tient à la stricte parité des efforts et du danger. Ce qui ne va pas de soi chez certains collègues habitués à jouir de leur virilité et du prestige de leur uniforme auprès de toutes les femmes. Or l’uniforme n’a jamais fait de celui qui le porte un pompier,

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